Fiche Projet RDI

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Impacts de la destruction du barrage de Maisons-Rouges

« La destruction du barrage de Maisons-Rouges en Indre-et-Loire menée en 1998 a engendré de fortes modifications des milieux dans l’ancienne retenue ainsi qu’en aval sur la Vienne, liées à la migration des sédiments stockés préalablement en amont. » - Nina RICHARD

Intitulé "Evolution du réservoir d'espèces que constitue l'hydrosystème "Vienne-Creuse" : impact de l'arasement d'un seuil, le barrage de Maisons-Rouges, sur la dynamique sédimentaire ainsi que sur les habitats et espèces faunistiques et floristiques"
Nature du projet Projet de recherche
Etat d'avancement Réalisé
Période Réalisation 2008-2010
Montant total 49 964 €
Localisation Loire moyenne - Maisons Rouges (37)
Les travaux d’arasement du barrage de Maisons-Rouges (37) décidés en 1994 dans le cadre du premier plan Loire grandeur nature ont été menés en 1998. Les études de suivi des impacts de l’arasement réalisées de 1998 à 2005 par l’ADESVV (Association pour le Développement des Enseignements Supérieurs en Val de Vienne) ont montré de fortes modifications au sein des habitats faunistiques et floristiques dans l’ancienne retenue ainsi qu’en aval sur la Vienne. Ces changements sont directement liés à la migration importante des sédiments stockés au préalable en amont du barrage. L’arasement de ce barrage a permis d’améliorer le fonctionnement du réservoir d’espèces de la Vienne et de la Creuse dans le périmètre de l’ancienne retenue ainsi que dans la Vienne en aval du Bec de Vienne.

L’objet du présent projet était de suivre l’évolution du réservoir d’espèces que constituent la Vienne et la Creuse dans le périmètre de l’ancienne retenue du barrage de Maisons-Rouges ainsi que la Vienne en aval du Bec de la confluence Vienne-Creuse (Bec des Deux Eaux).

Nous avons souhaité comprendre durant l’année 2009 la dynamique sédimentaire de l’hydrosystème Vienne-Creuse et ses effets sur un réservoir d’espèces (faune et flore) afin d’expliquer aux gestionnaires et usagers, les conséquences d’un arasement partiel de barrage sur le fonctionnement d’un cours d’eau en tant que réservoir d’espèces.

Nous avons constaté que les sédiments ont de nouveau été mobilisés durant la période 2005-2009, progressant d’environ 8 km en aval du front de propagation noté en 2005, soit une migration moyenne annuelle de 2 km/an, ce qui les amènent depuis 1999 à environ 25,5 km en aval de l’ancien barrage. Les investigations concernant la flore, montrent une très forte colonisation de la Vienne et de la Creuse au niveau de l’ancienne retenue par des macrophytes modifiant fortement les habitats des lits ainsi que la faune associée.

Cette étude de suivi menée depuis 1998 constitue un cas unique de suivi des impacts de l’arasement d’un seuil.
Chercheur(s)
RICHARD Nina nina.richard@univ-tours.fr
Loire Loire moyenne