Fiche Projet RDI

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Restauration écologique et représentations sociales

« Contribution pour répondre au défi de l’articulation entre restauration hydromorphologique des cours d’eau (notamment par l’effacement/l’aménagement de seuils) et valorisation du patrimoine paysager. » - Régis BARRAUD

Intitulé "Mise en œuvre de la gestion physique des cours d'eau: le cas des seuils. Valorisation et développement des démarches "ouvrages" du bassin du Thouet (SMVT) et de la Sèvre Nantaise (IIBSN)"
Nature du projet Projet de recherche
Etat d'avancement Réalisé
Période Réalisation 2008-2009
Montant total 24 500 €
Localisation Loire aval - Régions Poitou Charentes, Pays de la Loire
Les préconisations de démantèlement/d’aménagement d’ouvrages hydrauliques (seuils) devant permettre la restauration écologique des cours d’eau constituent une rupture dans les pratiques d’aménagement de rivière. Les études conduites par les Agences de l’eau suggèrent un faible niveau de valorisation économique de ces aménagements, mais l’infléchissement des politiques locales de restauration d’ouvrages paraît lent et difficile sur le plan de l’acceptabilité sociale.
• Quel sens donner à la rémanence des seuils, à leur entretien et à leur restauration ?
• Comment expliquer la conflictualité suscitée par la question du devenir des petits ouvrages hydrauliques ?
Depuis 2002, l’Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Nantaise puis le Syndicat Mixte de la vallée du Thouet se sont engagés dans une recherche-action sur cette question.

L’étude réalisée a permis de faire le bilan de l’évaluation multicritère participative des sites hydrauliques engagée par les deux structures de gestion. Les résultats obtenus permettent de réaffirmer l’importance de l’implication de l’ensemble des usagers dans la mise en débat du devenir et de la gestion des seuils. La méthode mise en place offre d’intéressantes possibilités de transfert. L’analyse des représentations sociales des paysages de fonds de vallées (entretiens semi-directifs, photo-questionnaire) a, pour l’instant, permis de comparer deux groupes d’usagers (élus/experts-gestionnaires). Dans les deux cas, l’image de la rivière idéale est construite en référence au « sauvage », mais le sens de ce mot diffère nettement entre élus et gestionnaires. Pour ces derniers, l’appréciation des paysages de rivière est fortement influencée par la connaissance scientifique. Sur le plan technique ils prônent une suppression/conservation sélective des seuils. Les élus intègrent et s’approprient ce regard scientifique d’une manière très contrastée. Ils privilégient encore largement l’entretien régulier des ouvrages.
Chercheur(s)
BARRAUD Régis regis.barraud@univ-poitiers.fr
Loire Loire aval